Le directeur exécutif de l’EU-OSHA élabore, pour chaque exercice financier, un rapport sur les travaux et les activités de l’Agence. Celui-ci suit la structure du programme de travail annuel figurant dans le document de programmation unique et rend compte de la réalisation des principaux objectifs et activités définis dans ce plan. Il examine aussi les ressources utilisées pour atteindre les objectifs de l’Agence. 

Le rapport d’activité annuel consolidé fait également office de rapport de gestion du directeur exécutif. Il couvre par exemple la mise en œuvre du cadre de contrôle interne, y compris les résultats des audits internes et externes, le système d’évaluation externe et les résultats des indicateurs de performance, ainsi que les données financières et les informations relatives aux ressources humaines.

Le conseil d’administration de l’EU-OSHA analyse et évalue le rapport d’activité. Il s’agit d’une étape importante dans le processus d’évaluation de la mise en œuvre par l’Agence de son budget annuel (le processus de décharge impliquant le Parlement européen et le Conseil).

Pour accéder aux rapports d’activité annuels consolidés des années précédentes, consultez notre page «Publications».

Stratégie 2025-2034:  définir des priorités pour produire des résultats

La stratégie actuelle de l’EU-OSHA définit les priorités de l’Agence pour les dix prochaines années et fixe trois lignes d’action stratégiques avec les objectifs suivants:

  1. fournir des éléments probants et des connaissances sur les risques actuels, nouveaux et émergents en ce qui concerne leur incidence sur la sécurité et la santé et leur prévention, afin de soutenir l’élaboration des politiques et la recherche;
  2. promouvoir et faciliter le développement d’outils et de ressources pour donner aux réseaux et aux partenaires de l’Agence les moyens d’améliorer la prévention des risques en matière de sécurité et de santé sur le lieu de travail;
  3. mener des actions de sensibilisation et de mise en réseau pour permettre à l’Agence et à ses parties prenantes de favoriser une culture positive de la prévention des risques au travail.

Pour plus d’informations, téléchargez la stratégie 2025-2034 de l’EU-OSHA.

Planification pour les années à venir

Chaque année, le directeur exécutif de l’EU-OSHA prépare un document unique de programmation définissant le programme glissant sur trois ans de l’Agence, qui est ensuite adopté par le conseil d’administration. Il définit des priorités claires et vise à faire en sorte que l’Agence mette pleinement à profit ses ressources et son réseau.  Le document unique de programmation détaille les activités opérationnelles à mener et les objectifs à atteindre dans les années à venir.

Pour consulter les programmes de travail/documents uniques de programmation des années précédentes, consultez notre page «Publications».

Napo est un salarié ordinaire travaillant dans une industrie ou un secteur quelconque. Souvent, il est exposé à des risques communs et à des situations à risque sur le lieu de travail. Toutefois, il participe activement à l’identification des risques et propose des solutions pratiques.

Napo est devenu le principal ambassadeur des campagnes «Lieux de travail sains» de l’EU-OSHA, et bon nombre de ses films sont liés à ces campagnes ou les soutiennent. Il apparaît également en personne lors des principales manifestations organisées dans le cadre des campagnes.

Consultez le site Web de Napo pour découvrir tous les films de Napo et d’autres ressources en ligne.

Les films de Napo

Avec ses collègues, Napo apparaît dans une série de films sans mots, ce qui permet aux gens de tous les milieux, cultures et âges de le comprendre et de s’identifier à lui. Les films couvrent un large éventail de sujets liés à la sécurité et à la santé, par exemple:

Avant d’utiliser les films de Napo, veuillez lire attentivement les droits et autorisations.

Napo sur le lieu du travail

Ces ressources en ligne sont destinées à aider les organisations à utiliser les films Napo non seulement pour sensibiliser aux questions de santé et de sécurité mais aussi pour susciter des discussions de groupe au sein de leur propre personnel et du personnel de leurs chaînes d’approvisionnement. Elles peuvent également être employées dans le cadre de cours de formation professionnelle.

La première série, intitulée «Comprendre les troubles musculo-squelettiques (TMS)», incite les individus et les organisations à réfléchir aux TMS, tels les maux de dos, les affections des membres supérieurs et les lésions attribuables au travail répétitif, dans chaque aspect de la vie d’un travailleur. Ce type de réflexion peut aider les organisations à élaborer des solutions complètes pour réduire l’incidence des TMS, et à offrir ainsi des vies professionnelles épanouies aux personnes, à leurs familles et à leurs communautés.

Napo pour les enseignants

Napo contribue également à sensibiliser les élèves du primaire à la sécurité et à la santé. L’EU-OSHA a conçu une boîte à outils en ligne en matière de sécurité et de santé au travail à l’intention des enseignants. Des kits d’étude sont fournis et contiennent:

  • les messages clés et les objectifs d’apprentissage
  • des idées d’activités et des ressources en ligne
  • des exemples de plans de cours de 45 minutes

Après une phase pilote réussie, ces cours sont mis au point et diffusés dans toute l’Europe.

Prévention de la fraude

À cette fin, l’Agence a adopté une stratégie antifraude qui définit les responsabilités des différentes parties prenantes.

Cette stratégie est conforme au règlement financier de l’Agence (articles 30 et 111) et aux exigences de la feuille de route relative aux suites à donner à l’approche commune concernant les agences de l’UE rédigée par le groupe de travail institutionnel.

Liens utiles

Prévention et gestion des conflits d'intérêts

L’EU-OSHA s’engage à garantir l’intégrité des décisions et des informations émanant de l’Agence et à promouvoir son obligation de rendre des comptes concernant son travail et ses activités. Pour ces raisons, la prévention et la gestion de conflits d’intérêts jouent un rôle important.

Lors de leur nomination, et tous les 4 ans, les membres du conseil d’administration et du comité exécutif déposent une déclaration d’intérêts et d’absence de conflit d’intérêts conformément à la politique de l’Agence en matière de prévention et de gestion des conflits d’intérêts. Des informations sont disponibles sur le site web. Les mêmes dispositions s’appliquent aux experts externes.

En outre, à des fins de transparence, les acceptations de déclaration d’absence de conflits d'intérêts du directeur exécutif et des membres du personnel d'encadrement sont également mises à la disposition du public.

Liens utiles

Politique de l'Agence en matière de gestion des conflits d'intérêts

Acceptation de déclaration d’absence de conflits d'intérêts des membres du conseil d'administration, du comité exécutif et des groupes consultatifs

Acceptation de déclaration d’absence de conflits d'intérêts du directeur exécutif et des membres du personnel d’encadrement

Good Practices for the Management Board members at EU-OSHA

L’EU-OSHA a un point focal national dans chaque État membre, dont les coordonnées sont librement accessibles.

Désignés par chaque gouvernement en tant que représentant officiel de l’EU-OSHA dans ce pays, les points focaux sont généralement l’autorité nationale compétente pour la sécurité et la santé au travail et sont les principaux contributeurs à la mise en œuvre des programmes de travail de l’EU-OSHA.

Quelle est la base juridique des points focaux nationaux?

Le règlement (CE) n° 2062/94 du Conseil du 18 juillet 1994 instituant une Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail requiert la mise en place d’un point focal national qui est l’autorité nationale compétente ou une institution nationale désignée par celle-ci.

Le point focal national est tenu de prendre en considération le point de vue des partenaires sociaux au niveau national conformément à la législation et/ou aux pratiques nationales.

Comment fonctionnent les points focaux nationaux?

Chaque point focal gère son propre réseau tripartite composé de représentants des organismes publics et des organisations de travailleurs et d’employeurs. Le réseau national reflète la situation de l’État membre concerné et n’est pas défini par l’EU-OSHA.

Ce réseau contribue au travail de l’EU-OSHA et constitue le mécanisme permettant de diffuser les produits et les informations auprès des parties prenantes au niveau national. En outre, les points focaux sont actifs dans la planification et la mise en œuvre des campagnes de l’EU-OSHA ainsi que dans la nomination d’experts nationaux dans le cadre des groupes et séminaires de l’Agence.

Qu’en est-il des pays tiers?

La Norvège, l’Islande et le Liechtenstein, en tant que pays de l’EEE, ont également des points focaux nationaux qui participent pleinement au réseau des points focaux de l’EU-OSHA, et sont traités de la même manière que les États membres. La Suisse, en tant que pays de l’AELE, participe également à ce réseau.

L’EU-OSHA dispose également de points focaux nationaux dans la région des Balkans occidentaux et en Turquie, grâce à un programme financé par l’instrument d’aide de préadhésion (IAP). Actuellement, les pays suivants y participent: Albanie, Bosnie-Herzégovine, Macédoine du Nord, Kosovo (résolution 1244 du CSONU), Monténégro, Serbie et Turquie.

Le but de cette coopération est de préparer ces pays en vue d’une participation future pleine et entière au réseau de l’EU-OSHA et de contribuer au développement d’une culture de prévention des risques. Les activités bénéficiant d’un soutien sont essentiellement des activités d’échange d’informations et de sensibilisation du public à la SST, en lien avec les campagnes «Lieux de travail sains».

L’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail a créé la boîte à outils de campagne, qui prend la forme d’un site web contenant un guide qui, étape par étape, vous aide à planifier et à lancer des campagnes de promotion efficaces, quelle que soit la taille de votre organisation.

L’outil est facile à utiliser et fournit tous les conseils nécessaires pour lancer une campagne.

Comment l’utiliser?

La boîte à outils permettra de planifier la campagne et d’en déterminer, notamment:

  • les messages
  • le public cible
  • la distribution géographique
  • le budget

Il ne s’agit toutefois pas d’un ensemble de règles fixes. La boîte à outils fournit plutôt des recommandations à adapter en fonction de chaque organisation et de sa situation individuelle.

Outils et exemples

La boîte à outils propose des ressources qui permettront de faire de la campagne une réussite, et notamment des outils pour:

  • la communication médiatique
  • la publicité
  • les manifestations

Elle propose des trucs et astuces et fournit des exemples concrets de leur utilisation.

Des milliers d'entreprises et d'organisations en Europe sont invitées à remplir un questionnaire axé sur les thèmes suivants:
  • les risques généraux pour la santé et la sécurité sur le lieu de travail et leur gestion;
  • les risques psychosociaux, tels que le stress, l'intimidation et le harcèlement;
  • les motivations et les obstacles à la gestion de la santé et de la sécurité au travail (SST);
  • la participation des travailleurs à la SST.

Les résultats de ces questionnaires sont complétés par des analyses secondaires comprenant une série d'études approfondies centrées sur des sujets spécifiques. Des méthodes de recherche quantitatives et qualitatives sont utilisées dans le cadre de ces études, afin de mieux comprendre les principaux résultats de l'enquête.

ESENER 2024

ESENER 2019 

ESENER 2014

ESENER 2009

Nouveaux venus sur le lieu de travail, il se peut que les jeunes manquent d’expérience ou qu’ils n’aient pas la maturité physique et psychologique suffisante. Il se peut qu’ils ne prennent pas suffisamment au sérieux les risques auxquels ils sont confrontés. Parmi les autres facteurs qui font courir un plus grand risque aux jeunes figurent:

  • le manque de compétences et de formation
  • l’ignorance de leurs droits et des devoirs de leur employeur
  • l’absence de confiance pour s’exprimer
  • le fait que les employeurs ne reconnaissent pas la protection supplémentaire dont ont besoin les jeunes travailleurs

L’EU-OSHA établit et diffuse des statistiques, surveille les risques pour les jeunes et encourage le partage des bonnes pratiques pour protéger ces derniers sur le lieu de travail.

Droits et responsabilités des employeurs

Il incombe à l’employeur de protéger la sécurité et la santé des travailleurs; il doit en outre accorder une attention particulière aux jeunes travailleurs. Il doit réaliser une évaluation des risques avant qu’un jeune commence à travailler et mettre en place des mesures pour le protéger.

Les jeunes salariés doivent se voir confier des tâches appropriées et bénéficier d’une formation et d’une supervision adéquates. Les employeurs doivent promouvoir une culture stricte de la sécurité et associer les jeunes salariés aux questions de sécurité. Des règles spéciales s’appliquent aux jeunes travailleurs de moins de 18 ans.

La directive 94/33/CE du Conseil fixe les obligations juridiques des employeurs. Ces obligations sont prévues dans la réglementation de chaque État membre. Les organisations nationales de sécurité et de santé et les syndicats sont de bonnes sources de conseil.

Lire la fiche d’informations destinée aux employeurs.

Droits et responsabilités des jeunes travailleurs

Les jeunes sont en droit de poser des questions, de faire part de leurs préoccupations et de refuser d’effectuer une tâche qui n’est pas sûre.

Ils ont par ailleurs la responsabilité de respecter les politiques en matière de sécurité et de santé au travail et de veiller à leur santé et à celle de leurs collègues.

Si vous êtes un jeune travailleur et que vous êtes confronté à un problème, le plus important est d’en parler à quelqu’un. Parlez-en à votre supérieur, le cas échéant. Si ce n’est pas possible, parlez-en au représentant de la sécurité, au personnel chargé de la santé au travail, à un membre de votre famille, à un tuteur ou à un collègue de confiance. Les organisations nationales de sécurité et de santé et les syndicats sont de bonnes sources de conseil.

Lire la fiche d’informations destinée aux jeunes travailleurs.

Aide destinée aux éducateurs et aux parents

Les éducateurs ont un rôle important à jouer. S’ils peuvent permettre aux jeunes d’adopter une attitude positive à l’égard de la prévention des risques et de bien l’appréhender dès le début, ils les protègeront pour la vie.

En utilisant le personnage toujours populaire de Napo, l’EU-OSHA a conçu une série d’outils sur l’éducation à la santé et la sécurité au travail à l’intention des enseignants, destinés à présenter les thèmes de la santé et de la sécurité aux enfants de l’école primaire de manière éducative, mais ludique et imaginative, à l’aide des vidéogrammes de Napo et d’activités créatives.

Les éducateurs participant à l’organisation de la formation professionnelle et des stages en entreprise vérifieront les dispositions en matière de sécurité et de santé avec leurs employeurs.

Pour en savoir davantage sur l’intégration des questions de sécurité et de santé dans l’enseignement.

Les parents peuvent aider les jeunes en s’assurant qu’ils comprennent leurs droits et responsabilités. Ils peuvent également apporter une contribution en leur parlant du travail et des collègues, ainsi que de leur sécurité et de leur santé.

Lire la fiche d’informations destinée aux parents.

Ces différences peuvent avoir une incidence sur les risques auxquels sont confrontés les hommes et les femmes au travail et sur la manière d’évaluer ces risques et de les maîtriser. C’est la raison pour laquelle l’EU-OSHA mène des travaux de recherche sur les problèmes de SST auxquels les femmes sont confrontées au travail et des actions de sensibilisation à ce sujet.

Différences qui peuvent avoir une influence sur la SST

Il existe des différences qui influent sur les risques auxquels les hommes et les femmes sont confrontés. Les femmes:

  • travaillent dans des secteurs spécifiques et effectuent des types de travaux bien précis
  • doivent trouver un équilibre entre les responsabilités professionnelles et familiales
  • sont sous-représentées au niveau de la supervision et de la direction
  • sont physiquement différentes des hommes, bien que les différences soient souvent plus marquées entre les femmes qu’entre les hommes et les femmes, au niveau de la force physique par exemple
  • occupent des emplois présumés, souvent à tort, sûrs et faciles

Ces différences ne sont souvent pas reconnues dans la pratique en matière de santé et de sécurité. Par ailleurs, la charge de travail et les risques liés au stress sur le lieu de travail sont souvent sous-estimés pour les femmes. L’EU-OSHA entend mettre en évidence ces différences et permettre d’améliorer la SST dans les domaines qui concernent davantage les femmes.

Mesures à prendre par les employeurs

Une approche en matière de SST soucieuse de l’égalité des sexes, suppose de reconnaître et de prendre en compte les différences entre les travailleurs masculins et féminins.

Les employeurs peuvent:

  • ambitionner de rendre le travail plus facile et plus sûr pour tous
  • inclure les questions liées à la dimension de genre dans l’évaluation des risques
  • examiner le travail réellement accompli et éviter les suppositions sur les personnes à risque et les raisons pour lesquelles elles le sont
  • offrir une certaine flexibilité au niveau des horaires de travail
  • impliquer les femmes dans les décisions en matière de SST

Cette approche constitue un avantage pour tous les salariés, et pas seulement pour les femmes.

Consulter les fiches de l’EU-OSHA destinées aux employeurs sur les questions liées à la dimension de genre et l’évaluation des risques.

Rôle de l’EU-OSHA

L’objectif principal est de veiller à ce que les questions liées à la dimension de genre soient prises en compte lors de l’élaboration des politiques et de la prise de décision, sur le lieu de travail et au niveau de l’Union. L’EU-OSHA effectue des travaux de recherche actifs sur les risques et les tendances liés à la dimension de genre. Ces travaux comportent des recherches axées sur les secteurs dans lesquels les femmes travaillent, comme le nettoyage, et sur les risques auxquels les femmes en particulier sont confrontées. Nous intégrons également la dimension de genre dans d’autres domaines de recherche.

Nous fournissons des outils et des conseils pour permettre aux employeurs de recenser les risques et de mettre en œuvre une évaluation des risques tenant compte de la dimension de genre.

Voir également le travaux de recherche de l’EU-OSHA sur les risques émergents et les nouvelles tendances en matière de sécurité et de santé des femmes au travail et découvrir les guides des bonnes pratiques et les instruments pour les évaluations des risques.

Les troubles musculo-squelettiques (TMS) d’origine professionnelle affectent principalement le dos, le cou, les épaules et les membres supérieurs, ainsi que les membres inférieurs. Ils regroupent toute blessure ou trouble des articulations ou d’autres tissus. Les problèmes de santé comprennent aussi bien les petits maux que les troubles plus sévères nécessitant un arrêt de travail ou un traitement médical. Dans le cas de troubles plus chroniques, ils peuvent même entraîner une invalidité ou une incapacité de travail.

Causes des TMS

La plupart des TMS d’origine professionnelle se manifestent dans la durée. En règle générale, les TMS n’ont pas une cause unique. Les facteurs de risque peuvent être multiples et s’additionner, notamment les facteurs physiques et biomécaniques, les facteurs organisationnels et psychosociaux, ainsi que les facteurs individuels.

Facteurs de risque physiques et biomécaniques:

  • Manutention de charges, notamment en se penchant ou en se tordant
  • Mouvements répétitifs ou énergiques
  • Postures inconfortables et statiques
  • Vibrations, manque de lumière ou environnements de travail froids
  • Travail à un rythme très soutenu
  • Position assise ou debout prolongée

Facteurs de risque organisationnels et psychosociaux:

  • Forte charge de travail et faible autonomie
  • Absence de pauses ou de possibilités de changer de posture de travail
  • Travail à un rythme accéléré, notamment en raison de l’introduction de nouvelles technologies
  • Journées de travail longues ou travail posté
  • Intimidation, harcèlement ou discrimination sur le lieu de travail
  • Manque de satisfaction professionnelle

En général, tous les facteurs organisationnels et psychosociaux (notamment lorsqu’ils sont associés à des risques physiques) pouvant entraîner stress, fatigue, anxiété ou autres réactions liées, qui à leur tour augmentent le risque de TMS.

Facteurs de risque individuels:

  • Antécédents médicaux
  • Capacité physique
  • Modes de vie et habitudes (par ex. tabagisme, sédentarité)

Évaluation des risques

Il n’y a pas de solution unique, et l’avis d’un expert peut s’avérer nécessaire dans les situations préoccupantes ou atypiques. Cependant, de nombreuses solutions sont simples et peu onéreuses, comme par exemple la mise à disposition d’un chariot de manutention ou la modification de la configuration d’un espace de bureau.

Afin de prévenir les TMS, les employeurs doivent associer les leviers suivants:

  • Évaluation des risques: adopter une approche globale, évaluer les causes dans leur ensemble et fournir une réponse globale (cf. ci-dessus). Un attention particulière doit également être apportée aux travailleurs susceptibles d’être exposés à un risque accru de TMS. La priorité est non seulement d’éliminer les risques, mais également d’adapter le travail aux travailleurs.
  • Participation des travailleurs: assurer la participation des travailleurs et de leurs représentants aux discussions relatives aux éventuels problèmes et solutions.

En savoir plus sur la prévention des TMS d’origine professionnelle.

Plan d’actions de prévention

Après avoir procédé à l’évaluation des risques, une liste de mesures doit être établie par ordre de priorité, et les travailleurs et leurs représentants doivent participer à leur mise en œuvre. Les actions doivent se concentrer non seulement sur la prévention primaire, mais aussi sur des mesures visant à réduire la gravité de toute blessure éventuelle. Il est essentiel pour tous les travailleurs d’être formés et de recevoir les informations, les compétences et le savoir-faire nécessaires en matière de santé et de sécurité au travail pour prévenir les risques spécifiques.

Les mesures peuvent porter sur les domaines suivants:

  • Aménagement de l’espace de travail: adapter la disposition de l’espace de travail pour améliorer la posture
  • Équipement: mettre à disposition un équipement ergonomique et adapté aux tâches
  • Tâches: adapter les méthodes ou les outils de travail
  • Gestion: planifier le travail afin d’éviter des travaux prolongés ou répétitifs dans une mauvaise posture. Planifier les temps de pause et veiller à la rotation ou à la redistribution des tâches
  • Facteurs organisationnels: élaborer une politique en matière de TMS afin d’améliorer l’organisation du travail et les facteurs psychosociaux sur le lieu de travail et ainsi promouvoir la santé musculo-squelettique

Les actions de prévention doivent également prendre en compte l’évolution technologique des équipements, la numérisation des processus de travail et les transformations qui en découlent dans l’organisation du travail.

La démarche stratégique en matière de TMS doit également s’appuyer sur la veille sanitaire, la promotion de la santé ainsi que la rééducation et la réadaptation des travailleurs souffrant de TMS.

Recherche sur les TMS d’origine professionnelle

L’EU-OSHA a réalisé un projet de vue d’ensemble pluriannuel en matière de SST sur les TMS d’origine professionnelle. L’objectif était d’examiner en détail les questions concernant les TMS d’origine professionnelle, d’améliorer notre compréhension de ces questions et de trouver des façons efficaces de lutter contre les TMS d’origine professionnelle. Des politiques et des mesures liées au lieu de travail ont également été élaborées dans le cadre de ce projet afin de contribuer à la prévention des TMS d’origine professionnelle et à la prise en charge des TMS chroniques, y compris en soutenant le retour au travail et la réadaptation des travailleurs. Le projet de vue d’ensemble en matière de SST répond aux besoins des décideurs politiques et des chercheurs et vient compléter la campagne «Lieux de travail sains» 2020-2022.

Législation européenne

L’importance de la prévention des TMS est déjà inscrite dans les directives européennes, les stratégies européennes en matière de santé et de sécurité au travail et les réglementations et orientations des États membres en la matière.

Les TMS d’origine professionnelle relèvent du champ d’application de la directive-cadre sur la SST, qui vise à protéger les travailleurs contre les risques professionnels en général et qui stipule que l’employeur a la responsabilité d’assurer la santé et la sécurité au travail. Certains risques liés aux TMS font l’objet de directives spécifiques, notamment la directive sur la manutention manuelle de charges, la directive sur les équipements à écran de visualisation et la directive sur les vibrations. La directive sur l’utilisation d’équipements de travail traite les positions adoptées par les travailleurs lorsque ceux-ci utilisent des équipements de travail et précise que les employeurs doivent tenir compte de principes ergonomiques pour respecter les exigences minimales en matière de SST.

L’EU-OSHA assure le suivi de l’incidence, des causes et de la prévention des TMS. L’EU-OSHA soutient également l’échange de bonnes pratiques.